Comment vaincre l’anxiété généralisée (TAG)? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



Cela arrive à tout le monde de ressentir de la peur ou plutôt une certaine anxiété face à des évènements incertains ou incontrôlables. Cette réaction est tout à fait normale dans la mesure où, faisant face à des circonstances que nous qualifions de dangereuses, nous ne savons pas comment réagir. En d’autres termes, nous restons tétanisés, et nous nous sentons tout simplement impuissants. De fait, la seule option qui nous reste est d’attendre ce qui se produira pour, ensuite, adopter la réaction qui sera la plus logique. Cependant, l’anxiété généralisée est d’une tout autre ampleur. Ce trouble est d’ailleurs considéré comme étant une maladie qui affecte aujourd’hui un nombre croissant de personnes à travers le monde. Contrairement à l’anxiété, le trouble anxieux généralisé se présente sans aucune raison apparente. Plus encore, ce trouble peut entraîner de nombreux dégâts lorsqu’il n’est pas traité convenablement. Afin d’y apporter les traitements ou les remèdes adaptés, il convient de mieux comprendre ce trouble et ses symptômes.

Anxiété généralisée (TAG)

Comprendre l’anxiété généralisée ?

Définition

L’anxiété généralisée peut être définie comme un sentiment d’angoisse persistant et excessif, qui se présente sans raison apparente. Également appelé trouble anxieux généralisé (TAG), ce problème se définit par la présence quasi permanente d’un état anxieux. Cette présence peut également être flottante (passagère, mais répétitive), ou plus précisément survenir de manière inattendue, et dans des circonstances souvent similaires.

Le sujet se sent préoccupé, voire menacé rien qu’à l’idée de devoir affronter un évènement ou à effectuer une activité. Il envisage notamment le pire en toutes circonstances à travers une anticipation anxieuse négative. Il présente ainsi des signes de malaise et d’agitation constants qui se traduisent généralement par des sueurs froides, des palpitations ou encore un rythme cardiaque relativement élevé. De plus, il demeure incapable de surmonter sa peur, au point de se laisser envahir par ses émotions.

Les personnes qui souffrent de ce trouble sont généralement anxieuses et inquiètes sur différents sujets, activités et situations. Il arrive même que les inquiétudes portent sur des sujets qui, le plus souvent, et pour d’autres personnes, sont jugés simples, voire banals.

Comment reconnaître ?

Un individu atteint d’anxiété généralisée présente généralement des troubles durant une période de 6 mois au minimum. Les études démontrent que ces troubles apparaissent au moins une journée sur deux, et s’intensifient au fil du temps. Dans les faits, la personne s’inquiète, et est totalement anxieuse pour des raisons peu évidentes. Selon les spécialistes, un trouble anxieux généralisé se traduit par une anxiété qui se présente sous forme de soucis incontrôlables et chroniques.

Toutefois, face à une personne souffrant d’un trouble anxieux généralisé, l’on dénote également certains faits symptomatiques, à savoir :

• une forte agitation ;

• la fatigue et des troubles du sommeil ;

• des tensions musculaires ;

• une grande irritabilité face à des situations insignifiantes ;

• nausées répétitives ;

• maux de tête persistants ;

• une perte de concentration ;

• des picotements ou des engourdissements ;

• une transpiration excessive.

En plus de ces symptômes, un trouble anxieux généralisé s’accompagne également d’autres manifestations, dont :

• une diarrhée chronique ;

• des trous de mémoire constants ;

• une sensation d’étouffement ou d’évanouissement imminent ;

• des tremblements généralisés sur tout le corps ;

• des tensions musculaires insupportables.

Attention à ne pas confondre le TAG avec d’autres troubles

Les symptômes du trouble anxieux généralisé peuvent parfois ressembler aux symptômes d’autres troubles psychiques ou psychologiques relevant également de l’anxiété. Il est ainsi important de savoir faire la différence afin d’éviter les erreurs de diagnostic et de traitement. Une personne qui souffre d’un trouble anxieux généralisé devra, en plus des traitements médicamenteux, être suivie par un professionnel.

Le TAG peut parfois ressembler à de l’anxiété normale, ce qui n’est pas vu ou perçu comme étant la cause de grandes souffrances, mal-être ou malaise chez la personne. C’est surtout le cas lorsque la personne a le sentiment de parvenir à garder le contrôle de ses soucis. Il se peut également que l’anxiété et les symptômes ne soient que les résultats d’une forte dose de caféine ou de médicaments anxiogènes. Cela peut aussi relever de l’abus d’alcool, de tabac ou dans le cadre d’un sevrage tabagique. Par ailleurs, il est possible que l’anxiété soit relative à des problèmes médicaux, dont l’hyperthyroïdie ou l’hypoglycémie. Sans relever d’une anxiété généralisée, ces problèmes médicaux peuvent provoquer des symptômes apparentés à ceux d’un TAG.

La confusion qui tend souvent à se répéter se fait face à une anxiété liée à un autre problème psychologique. C’est le cas des personnes souffrant d’un trouble panique, trouble obsessionnel compulsif, anorexie mentale, hypocondrie… Il se peut également que l’anxiété soit secondaire, elle est, dans ce cas, causée par une maladie grave ou une situation stressante.

Il faut savoir que, contrairement à un individu sujet à la dépression, à une crise dépressive ou un état dépressif, une personne souffrant de trouble d’anxiété généralisée ne présente ni tristesse ni perte d’intérêt ou de plaisir dans ses activités.

Quelles sont les causes de l’anxiété généralisée ?

Le trouble de l’anxiété généralisée se développe de manière générale durant l’enfance ou au cours de l’adolescence. Bien que sa cause reste encore incertaine, de nombreux chercheurs ont étudié la question afin de pouvoir déterminer son origine. Selon certaines études, ce trouble toucherait près de deux fois plus de femmes que d’hommes, et concernerait surtout les personnes de nature anxieuse. Le trouble anxieux généralisé survient alors en fonction des événements qui se produisent dans la vie de la personne. Divorce, perte d’emploi, problèmes familiaux… il existe de nombreux facteurs déclenchant un trouble anxieux généralisé. Une fois que la crise se met en place, même les problèmes les plus infimes peuvent le décupler.

Selon les études de chercheurs et de spécialistes, il existe également des prédispositions génétiques au trouble anxieux généralisé. Cette prédisposition génétique s’apparente souvent aux prédispositions d’une personne à la dépression majeure.

Il existe toutefois certains critères permettant de définir les personnes à risque, dont l’influence des facteurs environnementaux.

Les personnes qui souffrent de trouble anxieux aigu ont souvent :

• vécu un ou plusieurs évènements négatifs jugés importants et inattendus ;

• vécu des évènements ou des situations traumatisants durant leur vie ;

• accumulé des responsabilités sur une période assez longue, ce qui les ont amenés à développer encore plus de stress (naissance d’un enfant, difficulté au travail, problèmes à la maison…) ;

• vécu des problèmes familiaux assez importants durant l’enfance et qui les ont marqués.

En d’autres termes, l’environnement qui a entouré l’enfance est plus ou moins important pour déterminer si une personne est à risque ou non.

Les complications et évolutions possibles

Il faut savoir qu’un trouble anxieux généralisé peut conduire à une dépression, s’il se complique. De fait, les médecins préconisent souvent l’évaluation du risque suicidaire de la personne atteinte d’un trouble anxieux généralisé. Par ailleurs, les pathologies addictives peuvent également découper de la complication d’un TAG, mais peut également, à l’inverse, être les raisons de la complication d’un TAG. C’est le cas, entre autres, de la dépendance à l’alcool, au tabac et aux drogues dures.

Mais, la complication la plus courante se détecte au niveau de la vie socioprofessionnelle de la personne atteinte d’un trouble anxieux généralisé. Il faut savoir qu’une personne qui souffre d’un tel trouble peut souvent avoir des problèmes pour gérer ses peurs et angoisses. De fait, même dans son travail, le patient peut avoir du mal à réaliser des tâches simples, par peur de ne pas réussir.

Quelles sont les conséquences au quotidien ?

La première répercussion de l’anxiété généralisée se relate ainsi sur la qualité de vie de la personne qui en souffre. Bien que la personne soit consciente que ses angoisses revêtent un caractère exagéré, et peuvent avoir des conséquences néfastes sur sa vie, elle reste incapable de réagir. En effet, une personne souffrant de trouble anxieux généralisé ne peut ni éviter ses angoisses ni les contrôler. Il n’est même pas possible pour cette personne de faire en sorte de ne pas y replonger systématiquement.

Le trouble anxieux généralisé peut également avoir des conséquences sur la santé globale de la personne. Selon les chercheurs et les médecins, les troubles anxieux généralisés sont à long terme associés au diabète. Pour les personnes souffrant de ce trouble, les risques de développer un trouble cardio-vasculaire sont également accrus.

Notons également le fait que le trouble anxieux généralisé entraîne des conséquences directes sur la santé de la personne :

• douleurs musculaires ;

• fatigue généralisée ;

• nausées et vomissements entraînant des troubles digestifs ;

• céphalées incessantes…

Comment sortir de l’anxiété généralisée (TAG) ?

Il existe deux méthodes pour traiter les troubles anxieux généralisés : les thérapies et les traitements médicamenteux. Les médecins et spécialistes de ce trouble préconisent, toutefois, la combinaison de ces deux méthodes pour une meilleure efficacité du traitement. En effet, ces méthodes restent interdépendantes. D’une part, les thérapies permettent d’aider la personne en la conscientisant sur les méthodes et les pratiques qui permettent d’éviter les situations anxiogènes. Par ailleurs, comme le patient peut parfois être incapable de gérer lui-même son anxiété et ses peurs, les traitements médicamenteux lui permettent de faciliter son quotidien.

Les prises en charge non médicamenteuses

Il existe plusieurs moyens de traiter une personne atteinte d’un trouble d’anxiété généralisé. En effet, de nombreuses approches peuvent être adoptées dans le but de traiter efficacement cette maladie. L’on peut citer principalement :

• la thérapie comportementale ;

• la thérapie cognitive ;

• la relaxation ;

• psychothérapie psychanalytique ;

• l’amélioration de l’hygiène de vie.

La thérapie comportementale

La thérapie comportementale regroupe plusieurs méthodes visant un seul et même objectif : aider la personne à adopter un comportement positif face aux angoisses. Elle regroupe principalement trois volets : la connaissance de soi, la relaxation et la technique de l’exposition.

Par la connaissance de soi, la personne souffrant d’un trouble anxieux généralisé est amenée à reconnaître et à définir chaque situation qui provoque le trouble. Cela permet de définir chaque situation à risque pour les éviter, dans un premier temps. Cela permet également au professionnel d’optimiser le troisième volet de la thérapie : l’exposition.

Le deuxième volet consiste à apprendre la relaxation pour maîtriser ses réactions face à chaque situation angoissante ou anxiogène. La relaxation se fait en première partie avec encadrement, puis en deuxième partie chez le patient. Il est amené à s’exercer et à arriver à une maîtrise parfaite de la relaxation.

Le troisième volet, « l’exposition », est en quelque sorte une thérapie expérimentale, dont le but est d’exposer la personne à des situations angoissantes, et qui devraient déclencher une crise. Cela permet, d’une part, de lui apprendre à maîtriser encore plus la relaxation, et gérer ainsi son état.

La thérapie cognitive

Il s’agit d’une technique qui se déroule en deux temps : l’identification des pensées négatives et anxiogènes, la transformation de ces pensées négatives en pensées positives. Ces pensées sont, toutefois, difficiles à identifier, car elles sont souvent habituelles et surtout crédibles.

Aujourd’hui, face à une demande croissante, une nouvelle technique est également possible : la thérapie « self-help ». Il s’agit d’une prise en charge TCC ou thérapie cognitivo comportementale. Il s’agit de programmes incluant différents supports (CD, CD-Rom, DVD), et qui permettent à un patient d’avoir de l’aide, même s’il est seul dans les transports en commun, dans sa voiture ou encore chez lui.

La relaxation

La relaxation est sans doute la technique la plus utilisée en médecine douce pour traiter les troubles se rapportant au TAG. L’objectif de ce traitement est, d’une part, de permettre à la personne de se détendre, de détendre ses muscles et ses nerfs. La relaxation est principalement proposée par des psychologues, mais aussi dans les centres spécialisés en Yoga. Le but est de permettre à la personne de ressentir un calme intérieur, afin qu’elle puisse gérer plus facilement ses angoisses, ses peurs et éviter ainsi l’anxiété.

Se basant sur une technique de respiration, elle permet un apprentissage contrôlé volontaire de la détente, et filtrer ainsi les pensées négative. Au quotidien, la relaxation peut aider efficacement à gérer l’anxiété. Le patient est d’ailleurs invité à s’entraîner seul chez lui afin d’en avoir une parfaite maîtrise. De fait, face à chaque situation, il sera capable de gérer son anxiété par la relaxation.

Psychothérapie psychanalytique

En de termes simples, la thérapie psychanalytique relève de la psychanalyse, et peut parfois même être associée à l’hypnose. Cette technique permet principalement de favoriser ou de faciliter la disparition des symptômes et l’apparition d’une meilleure adaptation de la personne face aux situations déclenchant un trouble anxieux généralisé. Dans la pratique, la thérapie psychanalytique permet de clarifier les conflits internes de la personne, et de renforcer son mécanisme de défense. Généralement, le thérapeute intervient plus souvent durant la cure psychanalytique lors d’entretiens face à face. Selon les cas, la psychothérapie psychanalytique peut être brève, ne durant que 3 à 6 mois. C’est surtout le cas pour traiter le trouble anxieux généralisé comme réponse à des problèmes réactionnels. Par contre, dans le cas d’un traitement visant à aider la personne à retrouver une confiance en elle-même et renforcer ses capacités à appréhender la situation et à réagir, la thérapie peut durer jusqu’à 3 ans.

L’amélioration de l’hygiène de vie

Bien que l’hygiène de vie n’impacte pas directement les troubles anxieux généralisés, il est toutefois important d’améliorer son hygiène de vie face à ce trouble. Il faut également souligner la corrélation entre l’hygiène de vie, l’alimentation et la dépendance aux substances psychoactives comme l’alcool, la cigarette, la drogue… Il est pourtant indéniable que ces substances ont une importance particulière en tant qu’accélérateurs des troubles anxieux généralisés. Par ailleurs, selon les études de spécialistes, la pratique d’une activité sportive régulière aurait un impact positif dans la prise en charge du TAG.

Les traitements médicamenteux

Les troubles anxieux généralisés peuvent être traités par des médicaments prescrits au préalable par un professionnel. Cette alternative est généralement nécessaire dans le cas où les thérapies s’avèrent insuffisantes pour calmer les maux. Par ailleurs, dans le cas où les symptômes s’intensifient malgré les séances d’accompagnement du patient, le praticien est en droit de lui prescrire des antidépresseurs. Il peut s’agir d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou ISRS, comme la paroxétine ou l’escitalopram ; ou encore d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline ou IRSN tels que la venlafaxine. La durée du traitement par antidépresseurs peut s’étaler de 6 mois à plusieurs années, en fonction du sujet traité.

La prise d’anxiolytiques est, quant à elle, recommandée sur une durée relativement courte. En effet, ce type de médicament pourrait entraîner des risques de dépendance, des troubles de la mémoire et de la concentration, etc. Dépendamment de l’état de santé et des besoins du patient, le médecin traitant pourra lui conseiller un traitement sous bromazépam (Lexomil®), oxazépam (Seresta®), alprazolam (Xanax®) ou prazépam (Lysanxia®). L’arrêt du traitement médicamenteux devra se faire progressivement, selon l’évolution du cas, et sous l’aval du médecin traitant.

Conclusion

Bien que le trouble anxieux généralisé ne soit pas une maladie en elle-même, il peut conduire à des complications et surtout produire des impacts néfastes sur la qualité de vie de la personne. En effet, l’individu ne pourra pas profiter pleinement de sa vie si elle souffre à tout moment de peurs et d’angoisse. Il existe certes des médicaments permettant de calmer la personne qui souffre de ces troubles, à l’instar des antidépresseurs. Toutefois, l’utilisation d’antidépresseurs est déconseillée, car cela peut conduire à une dépendance vis-à-vis de ces formes de traitement, voire de la drogue.

Par ailleurs, l’utilisation surveillée de ces traitements médicamenteux peut se faire en accompagnement à une prise en charge médicamenteuse. Dans tous les cas, pour une vraie guérison, le patient doit avant tout être conscient du trouble et accepter le fait qu’un accompagnement lui est nécessaire.

Blog